C'est au 3ième étage qu'on tourne les pages
et qu'on t'explique pas à pas, comment te débrouiller sur Factiva
Si ce sont tes premiers pas, t'inquiètes pas on est là
Si t'as besoin d'un coup de main, d'une table ou d'un bouquin
C'est ici que tu t'adresses, alors fait pas de complexes
sur tes lacunes, nous aussi on en est a même si t'en grilles pas une
Je te souris, je t'explique et si t'as pas compris je m'applique
C'est mon boulot mais ça fait plaisir de trouver le bon numéro de la doc française et du Figaro
Cherche pas les dictionnaires, ils sont devant ton nez
C'est toujours quand tu te perds, que l'on est là pour te diriger
Assis sur ma chaise toute la journée tu dois croire que je suis en train de glander
Je prends les bouquins et ça fait bip
mais si tu me poses une question tu verras que j'ai du pif
C'est pas le kiff de trouver tout ce que tu demandes sur les étagères
mais c'est là qu'on gère
Devant l'écran ou juste en prenant un peu de temps pour te faire cracher ton sujet
Trouver le chapitre ou le titre du bouquin dont t'as besoin pour demain
J'ai toujours voulu mettre en relation les informations perdus qu'attendaient un peu d'attention
Te filer clé en main les moyens de t'informer pour que tu franchisses les paliers de la connaissance avec plus d'habileté que de chance à faire le tri entre les sources pourris et ce que ti feras hocher la tête pour montrer que t'as compris
Si tu me souris ça veut dire que t'as compris et ça fait une bonne journée de plus dans le calendrier
Un par un, je prends le temps de refaire le chemin que t'as accomplis dans ta tête jusqu'aux portes de la bibliothèque
La différence entre ce que tu penses trouver et la véritable nécessité pour que ton sujet soit plus qu'un tas de papier bourré de copier / coller
Si je t'ai pris la tête avec le silence faut pas m'en vouloir parce que ça me tape aussi sur le système de me déplacer pour demander un truc évident dans une salle faîtes pour lire et travailler
Saturday, November 21, 2009
Thursday, November 19, 2009
To acknowledge is to exist
Sitting in the dirt without a shirt
Without a wall to claim as mine
I've been looked at with disdain and anger
Ive been ignored and mistaken for another
On my bare chest people can read my message
It was something I needed to confess
Help get me away from myself
See, I'm the one to blame
So point me out and I'll raise my hand and say my name
I'd do anything to be part of the game
A coind or a piece of bread
Anything just to show you're not afraid
I've still got a face, I've got a story to tell
to anybody who wants to give a damn
and forget for a second
the dirt and the shame
Without a wall to claim as mine
I've been looked at with disdain and anger
Ive been ignored and mistaken for another
On my bare chest people can read my message
It was something I needed to confess
Help get me away from myself
See, I'm the one to blame
So point me out and I'll raise my hand and say my name
I'd do anything to be part of the game
A coind or a piece of bread
Anything just to show you're not afraid
I've still got a face, I've got a story to tell
to anybody who wants to give a damn
and forget for a second
the dirt and the shame
Wednesday, October 14, 2009
La spiritualité de la douleur
Ce texte est la première mouture d'un travail autour d'une chanson en cours de composition.
No sound. There shouldn't be any sound. Alone. Lonely mission of mine disrupted by a presence; Out of control. So signal. No identification. Just a thought, lurking in the corner, taking form, shaping from the void. A wish of silence. To be hollow again, surrounded by cloud of psychotropes. Medical hallucination. Supposed to be aslee. Heatbeats racing from afar. Geting closer. Death is a complete isolation therefore I'm alive. I feel pain. No pleasure. Just hollow orgasm produced by pressure fo so long. Just pain. The troubling and filthy reality that I cherish. Trying to find my way. Around a corridor. Another corridor. Another. Here comes another one. I should be asleep. I should be walking in my dreams and finding the ultimate truth behind a wooden door. But where is life? Where is pain ? No pleasure. It's still lurkinng. It's behind me. Slow touch, cold life. Life. Repeat the process. Let the claw slash air before it penetrates my skin. Inside, outside. Come on ! Inside, outside. Something is rolling outside of me, caressing my arm and letting me know I'm not dreaming. This hould be a nightmare. Where are my screams ? Lack of torment. A smile, wide and warm. Satisfied. Turn around and face the threat. Savior. A shell of flesh. Not so different from mine. Not as empty. Feed me with your desire. I welcome you with open arms. With open flesh. SCarred tissue. Reinitialize my body and let me see where I came from. From what I fear will begin the new conjonction of life. Species so alike. Desire. I feel the same. No need to pray. No need of a god. From the complete exhausion of the human form will come a new breed. Transcend death with symbiosis. Your uniqueness does not affect me anymore. Here comes the hive.
No sound. There shouldn't be any sound. Alone. Lonely mission of mine disrupted by a presence; Out of control. So signal. No identification. Just a thought, lurking in the corner, taking form, shaping from the void. A wish of silence. To be hollow again, surrounded by cloud of psychotropes. Medical hallucination. Supposed to be aslee. Heatbeats racing from afar. Geting closer. Death is a complete isolation therefore I'm alive. I feel pain. No pleasure. Just hollow orgasm produced by pressure fo so long. Just pain. The troubling and filthy reality that I cherish. Trying to find my way. Around a corridor. Another corridor. Another. Here comes another one. I should be asleep. I should be walking in my dreams and finding the ultimate truth behind a wooden door. But where is life? Where is pain ? No pleasure. It's still lurkinng. It's behind me. Slow touch, cold life. Life. Repeat the process. Let the claw slash air before it penetrates my skin. Inside, outside. Come on ! Inside, outside. Something is rolling outside of me, caressing my arm and letting me know I'm not dreaming. This hould be a nightmare. Where are my screams ? Lack of torment. A smile, wide and warm. Satisfied. Turn around and face the threat. Savior. A shell of flesh. Not so different from mine. Not as empty. Feed me with your desire. I welcome you with open arms. With open flesh. SCarred tissue. Reinitialize my body and let me see where I came from. From what I fear will begin the new conjonction of life. Species so alike. Desire. I feel the same. No need to pray. No need of a god. From the complete exhausion of the human form will come a new breed. Transcend death with symbiosis. Your uniqueness does not affect me anymore. Here comes the hive.
Sunday, October 11, 2009
Devant l'ordinateur
Chers collègues
Si je vous écris aujourd'hui c'est pour vous faire part de mes adieux. J'aimerais vous communiquer toute l'affection que je vous porte avant que je ne franchisse la porte de sortie de nos bureaux et que nous ne puissions plus nous parler. Nous ne sommes d'ailleurs jamais parlé. Durant ces six longues années passés en votre compagnie, je n'ai eu l'occasion de vous connaître que par bribe. Jean-Paul et ses problèmes de dents. Jacqueline et les inquiétudes qu'elle porte à l'avenir de ses enfant. De petites phrases répétés tout les jours sans que vous ne vous en rendiez compte. C'était là les seuls mots que nous échangions. Des phrases échangés par des rituels pour nous faire croire que nous communiquions alors que nous ne faisions que laisser passer un peu de la vapeur de nos journées respectives. En dehors du bureau résidait un vide composé de mystères complexes ou tout ou rien pouvait exister.
Vous ne m'avez jamais posé de questions sur ma vie, mes habitudes, mon opinion politique ou mon orientation sexuelle. C'était à la fois rassurant et inquiétant de votre part d'être considéré à la fois comme un égale et comme un être pour qui l'on ne ressent que de l'indifférence vis à vis de ce qu'il est et de ce qu'il fait. Tout ce qui comptait pour nous c'était les objectifs de la journée, de la semaine, du mois, de l'année. Ne pas perdre sa place. Continuer sa route dans les echelons de la société sans perdre pied et tomber en bas de l'échelle.
Pour cela nous avons tous beaucoup travaillé. Les "ça va" du matin était une manière comme une autre de vérifier que nous existions bien l'un en face de l'autre. Peu important l'état dans lequel nous nous trouvions, le principal était que nous étions encore là. L'équilibre n'était pas rompu, la journée pouvait commencer.
Je ne suis pas sûr pour autant que vous parlerez de moi après mon départ. Est ce que l'absence de mon "ça va" vous manquera. Est ce que ma contribution à la dynamique de notre trio sera compensé par votre seule force ? Ou est ce qu'un autre employé me remplacera pour que le rythme continue. Constant. Satisfaisant. Rassurant.
Je veux moi aussi vous rassure : ce n'est pas votre faute. Cette place, je l'aimais beaucoup. Je vous aimais beaucoup. J'ai de la peine à partir aujourd'hui mais je ne vois pas d'autres solutions que de tirer ma révérence.
Si vous m'aviez questionné, vous auriez su que je n'avais pas de lieu où me retourner après le travail. Je rentrais seul, dans mon petit appartement. J'allumais la télévision et je me laissais couler dans un semblant de vie sociale en répondant aux questions des présentateurs ou en faisant des réflexions sur ce qu'ont annonçaient aux informations.
Depuis tout jeune, je n'ai jamais bien su comment parler aux gens. Je voulais leur faire comprendre ce que je ressentais pour une personne ou une autre mais rien ne sortait de ma bouche. Rien de cohérent. Des bribes de phrases. A peine quelque mots.
Pas de vie sexuelle, pas de vie sentimentale. Je parlais un peu avec les femmes que j'appelais au téléphone rose tout en sachant que d'autres devaient se moquer de moi en entendant ma conversation pendant qu'eux patientaient pour faire l'amour par téléphone avec la même opératrice. Certaines connaissaient même mon nom. Je suis aussi allé voir une ou deux prostitués mais je me sentais mal au moment de payer. Tout ce que j'avais pu ressentir sur le moment passaient sous la forme de cet échange de billet et s'évaporaient avec le sourire concupiscent de celle dont j'avais touché le corps avec tendresse il y a quelque minute.
Je n'était pourtant pas infirme, pas atteint d'un trouble sexuelle quelconque. Pas de maladie honteuse ou de déformation. Je n'étais pas différent de vous deux, ou du moins, c'est ce que je pensais.
Jusqu'à ce jour, je pense que j'ai vécu dans le mensonge. L'illusion d'avoir des amis et pas uniquement des collègues. Un petit bout de vie normale. Je n'étais pas qu'un collègue, j'étais un de vos amis. Une personne dont vous parliez à vos amis et à vos proches quand vous rentriez chez vous.
"Aujourd'hui, Thomas m'a vraiment beaucoup aidé au boulot"
"Tu devrais l'inviter à manger, il a l'air gentil"
Rien n'est jamais venu mais je ne désespérais pas pour autant. Comme un fidèle qui fréquente l'église avec l'espoir que Dieu l'entend et agis en sa faveur, je continuais de venir au travail en espérant que vous verriez à travers mon regard le besoin de se confier et que vous me tendriez la main. C'est ce que j'aurais souhaité.
Aujourd'hui, si je rédige cette lettre, c'est pour vous dire enrevoire. J'ai été licencié hier. Pas a cause de mon travail. Tout le monde est satisfait de ma productivité. Non, je dois partir pour des questions de réductions d'effectifs. Travailler autant, voir plus, mais avec moins de personnel.
Vous le saviez. Je l'ai vu dans vos yeux en arrivant. Vous saviez ce que le chef allait me dire. Mais tout ce que vous avez trouvé à me dire avant que je ne parte dans son bureau c'est
"Courage"
Tout les deux. C'est ce que vous m'avez dit tout les deux.
Vous saviez mais vous ne m'avait rien dit.
Puis, quand je suis revenu de son bureau, vous n'avez rien dit. Vous vous êtes tu comme lorsque quelqu'un vient de commettre une gaffe et que l'on ne veut pas le faire remarquer. Le silence devait persister. Le rythme de travail aussi. Surtout le rythme de travail.
"Je ne dois pas être comme lui, je dois montrer mon valeur. "
En une seule matinée, je suis devenu le SDF dont on ignore le regard suppliant quand il vous demande une pièce dans le métro.
Vous aviez honte de me connaitre. De faire partie de la même équipe que moi. Vous n'étiez pas mes amis.
J'ai pourtant alors continué de vous trouver sympathique. J'aurais voulu alors que vous me parliez de vos enfants ou de vos problèmes de dents. De n'importe quoi ! N'importe quoi !
Donc, si aujourd'hui j'ai décidé de mettre fin à mes jours, c'est parce que plus rien n'a plus de sens. En dehors du bureau. Plus rien. Je voudrais vous voir vivre encore un peu. Partager vos moments de détresse et de joie quotidienne. Quelque chose de plus vrai que ce que je vois à la télévision. Un peu de vie.
J'attends encore quelques instants un coup de téléphone. Un signe. Je prie même en attendant que les médicaments que j'ai avalé fasse de l'effet. Vous me trouverez sur mon siège de bureau avec cette lettre et j'espère alors que vous comprendrez.
Je vous aime.
Si je vous écris aujourd'hui c'est pour vous faire part de mes adieux. J'aimerais vous communiquer toute l'affection que je vous porte avant que je ne franchisse la porte de sortie de nos bureaux et que nous ne puissions plus nous parler. Nous ne sommes d'ailleurs jamais parlé. Durant ces six longues années passés en votre compagnie, je n'ai eu l'occasion de vous connaître que par bribe. Jean-Paul et ses problèmes de dents. Jacqueline et les inquiétudes qu'elle porte à l'avenir de ses enfant. De petites phrases répétés tout les jours sans que vous ne vous en rendiez compte. C'était là les seuls mots que nous échangions. Des phrases échangés par des rituels pour nous faire croire que nous communiquions alors que nous ne faisions que laisser passer un peu de la vapeur de nos journées respectives. En dehors du bureau résidait un vide composé de mystères complexes ou tout ou rien pouvait exister.
Vous ne m'avez jamais posé de questions sur ma vie, mes habitudes, mon opinion politique ou mon orientation sexuelle. C'était à la fois rassurant et inquiétant de votre part d'être considéré à la fois comme un égale et comme un être pour qui l'on ne ressent que de l'indifférence vis à vis de ce qu'il est et de ce qu'il fait. Tout ce qui comptait pour nous c'était les objectifs de la journée, de la semaine, du mois, de l'année. Ne pas perdre sa place. Continuer sa route dans les echelons de la société sans perdre pied et tomber en bas de l'échelle.
Pour cela nous avons tous beaucoup travaillé. Les "ça va" du matin était une manière comme une autre de vérifier que nous existions bien l'un en face de l'autre. Peu important l'état dans lequel nous nous trouvions, le principal était que nous étions encore là. L'équilibre n'était pas rompu, la journée pouvait commencer.
Je ne suis pas sûr pour autant que vous parlerez de moi après mon départ. Est ce que l'absence de mon "ça va" vous manquera. Est ce que ma contribution à la dynamique de notre trio sera compensé par votre seule force ? Ou est ce qu'un autre employé me remplacera pour que le rythme continue. Constant. Satisfaisant. Rassurant.
Je veux moi aussi vous rassure : ce n'est pas votre faute. Cette place, je l'aimais beaucoup. Je vous aimais beaucoup. J'ai de la peine à partir aujourd'hui mais je ne vois pas d'autres solutions que de tirer ma révérence.
Si vous m'aviez questionné, vous auriez su que je n'avais pas de lieu où me retourner après le travail. Je rentrais seul, dans mon petit appartement. J'allumais la télévision et je me laissais couler dans un semblant de vie sociale en répondant aux questions des présentateurs ou en faisant des réflexions sur ce qu'ont annonçaient aux informations.
Depuis tout jeune, je n'ai jamais bien su comment parler aux gens. Je voulais leur faire comprendre ce que je ressentais pour une personne ou une autre mais rien ne sortait de ma bouche. Rien de cohérent. Des bribes de phrases. A peine quelque mots.
Pas de vie sexuelle, pas de vie sentimentale. Je parlais un peu avec les femmes que j'appelais au téléphone rose tout en sachant que d'autres devaient se moquer de moi en entendant ma conversation pendant qu'eux patientaient pour faire l'amour par téléphone avec la même opératrice. Certaines connaissaient même mon nom. Je suis aussi allé voir une ou deux prostitués mais je me sentais mal au moment de payer. Tout ce que j'avais pu ressentir sur le moment passaient sous la forme de cet échange de billet et s'évaporaient avec le sourire concupiscent de celle dont j'avais touché le corps avec tendresse il y a quelque minute.
Je n'était pourtant pas infirme, pas atteint d'un trouble sexuelle quelconque. Pas de maladie honteuse ou de déformation. Je n'étais pas différent de vous deux, ou du moins, c'est ce que je pensais.
Jusqu'à ce jour, je pense que j'ai vécu dans le mensonge. L'illusion d'avoir des amis et pas uniquement des collègues. Un petit bout de vie normale. Je n'étais pas qu'un collègue, j'étais un de vos amis. Une personne dont vous parliez à vos amis et à vos proches quand vous rentriez chez vous.
"Aujourd'hui, Thomas m'a vraiment beaucoup aidé au boulot"
"Tu devrais l'inviter à manger, il a l'air gentil"
Rien n'est jamais venu mais je ne désespérais pas pour autant. Comme un fidèle qui fréquente l'église avec l'espoir que Dieu l'entend et agis en sa faveur, je continuais de venir au travail en espérant que vous verriez à travers mon regard le besoin de se confier et que vous me tendriez la main. C'est ce que j'aurais souhaité.
Aujourd'hui, si je rédige cette lettre, c'est pour vous dire enrevoire. J'ai été licencié hier. Pas a cause de mon travail. Tout le monde est satisfait de ma productivité. Non, je dois partir pour des questions de réductions d'effectifs. Travailler autant, voir plus, mais avec moins de personnel.
Vous le saviez. Je l'ai vu dans vos yeux en arrivant. Vous saviez ce que le chef allait me dire. Mais tout ce que vous avez trouvé à me dire avant que je ne parte dans son bureau c'est
"Courage"
Tout les deux. C'est ce que vous m'avez dit tout les deux.
Vous saviez mais vous ne m'avait rien dit.
Puis, quand je suis revenu de son bureau, vous n'avez rien dit. Vous vous êtes tu comme lorsque quelqu'un vient de commettre une gaffe et que l'on ne veut pas le faire remarquer. Le silence devait persister. Le rythme de travail aussi. Surtout le rythme de travail.
"Je ne dois pas être comme lui, je dois montrer mon valeur. "
En une seule matinée, je suis devenu le SDF dont on ignore le regard suppliant quand il vous demande une pièce dans le métro.
Vous aviez honte de me connaitre. De faire partie de la même équipe que moi. Vous n'étiez pas mes amis.
J'ai pourtant alors continué de vous trouver sympathique. J'aurais voulu alors que vous me parliez de vos enfants ou de vos problèmes de dents. De n'importe quoi ! N'importe quoi !
Donc, si aujourd'hui j'ai décidé de mettre fin à mes jours, c'est parce que plus rien n'a plus de sens. En dehors du bureau. Plus rien. Je voudrais vous voir vivre encore un peu. Partager vos moments de détresse et de joie quotidienne. Quelque chose de plus vrai que ce que je vois à la télévision. Un peu de vie.
J'attends encore quelques instants un coup de téléphone. Un signe. Je prie même en attendant que les médicaments que j'ai avalé fasse de l'effet. Vous me trouverez sur mon siège de bureau avec cette lettre et j'espère alors que vous comprendrez.
Je vous aime.
Tuesday, September 15, 2009
Quand j'observe le vide dans leurs yeux, je les envie
Silence. Thomas marche dans la rue. Personne. Les maisons, pourtant habités, ne laissent filtrer aucune activité par les vitres. De l'herbe aux toiles d'araignées, tout semble être effacé pour que le doute sur la présence des locataires ne puisse s'insinuer. Le bruit par contre est absent. John Cage dit que le bruit n'existe pas. 4'33. Le vide par contre est bien là et n'abandonne pas. Chaque pas résonne dans une tête rempli par le vide matinale du corps encore plongé dans la douceur des draps. La sensation subsiste et le rêve fait encore corps avec la réalité du lit. La quiétude se mêle au sentiment amer causé par la frustration. Frustré d'être ailleurs. Frustré d'être là. La petite frustration qui fait grincer les dents et force les regards vers l'horizon pour ne pas croiser celui de ses congénères. Tout le monde pense la même chose mais personne ne dit rien. Tout le monde ne pense à rien et dit tout sur absolument rien. Le matin.
Le raclement des feuilles sur le sol et une porte qui claque. Des pas qui se rapprochent et se perdent dans le refrain d'une matinée qui n'a rien d'exceptionnel. Les pas se rapproche mais toujours rien. Pour Thomas, la musique est la seule chose qui le préoccupe même si il ne porte pas d'écouteurs. Pas besoin de se refermer dedans pour qu'elle continue de vibrer dans les fibres de sa chaire. Même son tee shirt continuent d'en ressentir les effets. Un riff qui tourne inlassablement, juste quelque note pour convenir à la marche vers le train. Les minutes qui s'écoulent et la musique. Les seuls préoccupations de Thomas. Le choc brutal rompt l'équilibre. Les épaules qui se bousculent. Les regards qui se croisent enfin. L'agacement causé par la contrariété. Pourquoi tu te trouves là ? Pourquoi sur mon chemin ? Pourquoi aujourd'hui ? Tout a un sens quand on veut bien lui en donner alors qu'il n'y en a pas. On devrait effacer, prendre un peu de recul sur le moment et regarder ailleurs. Comme tout le monde. Vers autre chose. Sauf que le regard que l'on croise et que l'on sait diriger vers soit, on le renvoit. On le redonne au centuple. On se fait comprendre. On continue de marcher sur les pieds.
Verbalement
Physiquement
Je le pousse un peu et ce connard essaye de me repousser. Je lui fait comprendre que j'ai pas que ça a foutre et il me réponds que lui non plus. On ne se dit rien mais on s'énerve toujours.
Qui t'es ? Qu'est ce que tu veux ? Espèce de fils de pute.
Les syllabes qui apparaissent sur les lèvres sans même que l'on prononce. Un mot, un souffle et tout s'interprète dans le sens que l'on veut. Je vais te défoncer sale con.
Il recommence a pousser alors et je ne me laisse pas avoir. C'est de sa faute. Tout est de sa faute. Je suis dans mon droit. Dans mon seul droit. Prend ça dans ta gueule !
Le premier coup. Maladroit, je m'en veut tout de suite de l'avoir mal porté. Je vais en porter un autre alors qu'il essaye de faire pareille. Le contact de l'os contre ma machoire. Le premier coup de pied porté contre mon abdomen. L'envie désespéré de lui en faire voir. Je regarde son bras et je vois qu'il est plus gros que le mien. Je me laisse porter sur lui. Je tombe littérallement dessus avec tout ce que j'ai. Je le secoue. Le mec se barre. Je lui montre mes dents. L'animal. La rage. La colère stéréotypé du film de baston. Il se marre. J'entends plus rien. Je lui prend les cheveux et je tire pour que sa tête frappe contre le sol. Le mec a l'air de rien ressentir.
Je recommence.
Je prends la tête. Je lève les cheveux et je frappe. Je frappe. Je frappe. Je lui en colle une. Il réponds plus. Je continue. Je pense à tout ce qu'il pense et je pense à ce que je pense que je pourrais penser si je n'étais pas là. Je me dis que je devrais arrêter. Je me dis que j'aurais du passer par une autre rue. Faudrait peut être que j'arrête.
Quand la voiture s'arrête à mon niveau je sens enfin sa présence. Il y a quelque en bagnole derrière moi. Je suis accroupi sur le type et je tiens des cheveux entre mes doigts. Du sang sur les ongles. Je me sens blanc et sec. Lui aussi et tout blanc. Ca ressort bien avec tout le rouge qui coule de son crâne.
"C'est pas moi"
Je crie et je cours. Je fait croire que je pense à mon train. Je m'accroche à mon sac et je continue à courir en me disant que personne ne me dira rien. Je crois entendre mon nom mais je me dis que c'est surement une erreur. Personne ne me connait. Personne ne m'a reconnu. J'étais de dos. Je suis parti trop vite. Mais est ce quelqu'un était derrière sa vitre? Est ce que les flics vont venir. Je m'appelle Thomas. Je m'appelle Thomas et c'était un accident. Je ralentis car je m'essouffle. Je n'ai pas tenu bien longtemps mais j'ai tout de même l'impression que tout cela s'est passé il y a une heure. L'impression de plus être soi même et d'avoir laissé un bout de quelque chose ailleurs. Le premier regard que je crois est celui d'un viel homme. Il a l'air encore plus perdu dans son habitude que je ne le suis. Il a un bérêt sur la tête, signe d'une époque que plus personne autour de lui ne connait. Signe d'un pays différent. On ne vit pas dans le même monde. Je le regarde avec un peu de mépris, comme si je me sentais fort. Je me sens faible. Je continue a marcher. Tout mon corps pense à avancer vers autre chose. Les membres agissent comme les organes quand une maladie les atteint. Ils tentent de purger ce qui ne va pas. Tout ce qui peut clocher doit être éliminer. A ce moment là c'est la peur qui a besoin de disparaitre. Il faut donc en venir aux habitudes. S'y accrocher comme un suicidé dont les ongles raclent la surface du coin de la fenêtre. Le seul bout ferme qui subsiste contre le vide. On regrette alors tout et moi aussi je regrette. Oh bon dieu je regrette, je regrette, je regrette. Je ne veux pas y penser.
Une larme coule sur mon visage et je l'essuie le plus vite possible. Rester discret. Pas se faire remarquer. Faire comme d'habitude. Les cadres supérieurs, les secrétaires, les ouvriers. Les regards perdus et les regards agassés. Ils sont tout autour de moi dans la fraicheur du matin et ils pensent à autre chose. Moi je suis là et je me pense à eux. Seul dans la peur. A l'affut du moindre détail. Un flic ? Un cri? Un doigt pointé vers moi pour me demander de lacher mon arme. Mais quel arme, petit con ? Arrête de dire de la merde!
Je tremble. La porte du RER s'ouvre et je monte. Je trébuche. Mon pied tombe dans le creux entre le train et les rails. Je crie ! Des mains se presse alors contre moi. On me relève. On me tape dans le dos. On me sourit. Une dame finit par me demander
"Vous allez bien?"
Son sourire est éphémère mais il est salutaire. J'y vois un peu d'espoir. On me regarde. On me fait mine que je suis encore un être humain. Je n'ai pas encore tout perdu. J'entends alors la sirène de la police. J'essaye de ne pas y penser mais je vois les regards se tourner ... puis revenir vers le RER et oublier. Ils oublieront tous que je suis tombé! Ils en parleront à leurs amis comme d'une petite anecdote sans intérêt. Personne ne sait que je suis alors que je viens de tuer quelqu'un.
Je viens de tuer.
Le sourire a disparu et j'ai à peine eu le temps de dire "Oui". Le mensonge gigantesque pour faire disparaitre le petit moment d'émoi. L'anecdote du matin s'efface vite et tout le monde monte à bord. Le quotidien fait de nouveau loi et les regards sont de nouveau vide. Les livres, les ipods ou le mur d'en face, la fenêtre. Je prends place à coté de la fenêtre et je m'excuse auprès des quelque gens que j'oblige a bouger leurs jambes. La terrible obligation que chacun déteste car elle oblige a faire attention à qui nous entoure. Moi aussi je voudrais oublier. Tout oublier. Revenir dans ma quiétude quotidienne. Hier encore, je me souviens, je ne pensais à rien. J'étais vide. J'allais bien. Aujourd'hui tout les points d'interrogations qui m'habitent commence a prendre résidence et ne veulent plus partir.
Je viens de mettre fin à une vie. A une vie pour un rien. Un rien.
Je viens de mettre fin à une vie et a la mienne aussi.
Le raclement des feuilles sur le sol et une porte qui claque. Des pas qui se rapprochent et se perdent dans le refrain d'une matinée qui n'a rien d'exceptionnel. Les pas se rapproche mais toujours rien. Pour Thomas, la musique est la seule chose qui le préoccupe même si il ne porte pas d'écouteurs. Pas besoin de se refermer dedans pour qu'elle continue de vibrer dans les fibres de sa chaire. Même son tee shirt continuent d'en ressentir les effets. Un riff qui tourne inlassablement, juste quelque note pour convenir à la marche vers le train. Les minutes qui s'écoulent et la musique. Les seuls préoccupations de Thomas. Le choc brutal rompt l'équilibre. Les épaules qui se bousculent. Les regards qui se croisent enfin. L'agacement causé par la contrariété. Pourquoi tu te trouves là ? Pourquoi sur mon chemin ? Pourquoi aujourd'hui ? Tout a un sens quand on veut bien lui en donner alors qu'il n'y en a pas. On devrait effacer, prendre un peu de recul sur le moment et regarder ailleurs. Comme tout le monde. Vers autre chose. Sauf que le regard que l'on croise et que l'on sait diriger vers soit, on le renvoit. On le redonne au centuple. On se fait comprendre. On continue de marcher sur les pieds.
Verbalement
Physiquement
Je le pousse un peu et ce connard essaye de me repousser. Je lui fait comprendre que j'ai pas que ça a foutre et il me réponds que lui non plus. On ne se dit rien mais on s'énerve toujours.
Qui t'es ? Qu'est ce que tu veux ? Espèce de fils de pute.
Les syllabes qui apparaissent sur les lèvres sans même que l'on prononce. Un mot, un souffle et tout s'interprète dans le sens que l'on veut. Je vais te défoncer sale con.
Il recommence a pousser alors et je ne me laisse pas avoir. C'est de sa faute. Tout est de sa faute. Je suis dans mon droit. Dans mon seul droit. Prend ça dans ta gueule !
Le premier coup. Maladroit, je m'en veut tout de suite de l'avoir mal porté. Je vais en porter un autre alors qu'il essaye de faire pareille. Le contact de l'os contre ma machoire. Le premier coup de pied porté contre mon abdomen. L'envie désespéré de lui en faire voir. Je regarde son bras et je vois qu'il est plus gros que le mien. Je me laisse porter sur lui. Je tombe littérallement dessus avec tout ce que j'ai. Je le secoue. Le mec se barre. Je lui montre mes dents. L'animal. La rage. La colère stéréotypé du film de baston. Il se marre. J'entends plus rien. Je lui prend les cheveux et je tire pour que sa tête frappe contre le sol. Le mec a l'air de rien ressentir.
Je recommence.
Je prends la tête. Je lève les cheveux et je frappe. Je frappe. Je frappe. Je lui en colle une. Il réponds plus. Je continue. Je pense à tout ce qu'il pense et je pense à ce que je pense que je pourrais penser si je n'étais pas là. Je me dis que je devrais arrêter. Je me dis que j'aurais du passer par une autre rue. Faudrait peut être que j'arrête.
Quand la voiture s'arrête à mon niveau je sens enfin sa présence. Il y a quelque en bagnole derrière moi. Je suis accroupi sur le type et je tiens des cheveux entre mes doigts. Du sang sur les ongles. Je me sens blanc et sec. Lui aussi et tout blanc. Ca ressort bien avec tout le rouge qui coule de son crâne.
"C'est pas moi"
Je crie et je cours. Je fait croire que je pense à mon train. Je m'accroche à mon sac et je continue à courir en me disant que personne ne me dira rien. Je crois entendre mon nom mais je me dis que c'est surement une erreur. Personne ne me connait. Personne ne m'a reconnu. J'étais de dos. Je suis parti trop vite. Mais est ce quelqu'un était derrière sa vitre? Est ce que les flics vont venir. Je m'appelle Thomas. Je m'appelle Thomas et c'était un accident. Je ralentis car je m'essouffle. Je n'ai pas tenu bien longtemps mais j'ai tout de même l'impression que tout cela s'est passé il y a une heure. L'impression de plus être soi même et d'avoir laissé un bout de quelque chose ailleurs. Le premier regard que je crois est celui d'un viel homme. Il a l'air encore plus perdu dans son habitude que je ne le suis. Il a un bérêt sur la tête, signe d'une époque que plus personne autour de lui ne connait. Signe d'un pays différent. On ne vit pas dans le même monde. Je le regarde avec un peu de mépris, comme si je me sentais fort. Je me sens faible. Je continue a marcher. Tout mon corps pense à avancer vers autre chose. Les membres agissent comme les organes quand une maladie les atteint. Ils tentent de purger ce qui ne va pas. Tout ce qui peut clocher doit être éliminer. A ce moment là c'est la peur qui a besoin de disparaitre. Il faut donc en venir aux habitudes. S'y accrocher comme un suicidé dont les ongles raclent la surface du coin de la fenêtre. Le seul bout ferme qui subsiste contre le vide. On regrette alors tout et moi aussi je regrette. Oh bon dieu je regrette, je regrette, je regrette. Je ne veux pas y penser.
Une larme coule sur mon visage et je l'essuie le plus vite possible. Rester discret. Pas se faire remarquer. Faire comme d'habitude. Les cadres supérieurs, les secrétaires, les ouvriers. Les regards perdus et les regards agassés. Ils sont tout autour de moi dans la fraicheur du matin et ils pensent à autre chose. Moi je suis là et je me pense à eux. Seul dans la peur. A l'affut du moindre détail. Un flic ? Un cri? Un doigt pointé vers moi pour me demander de lacher mon arme. Mais quel arme, petit con ? Arrête de dire de la merde!
Je tremble. La porte du RER s'ouvre et je monte. Je trébuche. Mon pied tombe dans le creux entre le train et les rails. Je crie ! Des mains se presse alors contre moi. On me relève. On me tape dans le dos. On me sourit. Une dame finit par me demander
"Vous allez bien?"
Son sourire est éphémère mais il est salutaire. J'y vois un peu d'espoir. On me regarde. On me fait mine que je suis encore un être humain. Je n'ai pas encore tout perdu. J'entends alors la sirène de la police. J'essaye de ne pas y penser mais je vois les regards se tourner ... puis revenir vers le RER et oublier. Ils oublieront tous que je suis tombé! Ils en parleront à leurs amis comme d'une petite anecdote sans intérêt. Personne ne sait que je suis alors que je viens de tuer quelqu'un.
Je viens de tuer.
Le sourire a disparu et j'ai à peine eu le temps de dire "Oui". Le mensonge gigantesque pour faire disparaitre le petit moment d'émoi. L'anecdote du matin s'efface vite et tout le monde monte à bord. Le quotidien fait de nouveau loi et les regards sont de nouveau vide. Les livres, les ipods ou le mur d'en face, la fenêtre. Je prends place à coté de la fenêtre et je m'excuse auprès des quelque gens que j'oblige a bouger leurs jambes. La terrible obligation que chacun déteste car elle oblige a faire attention à qui nous entoure. Moi aussi je voudrais oublier. Tout oublier. Revenir dans ma quiétude quotidienne. Hier encore, je me souviens, je ne pensais à rien. J'étais vide. J'allais bien. Aujourd'hui tout les points d'interrogations qui m'habitent commence a prendre résidence et ne veulent plus partir.
Je viens de mettre fin à une vie. A une vie pour un rien. Un rien.
Je viens de mettre fin à une vie et a la mienne aussi.
Wednesday, August 26, 2009
Solitude
Ce texte peut être vu comme un poème mais c'est potentiellement un texte de chanson pour de futurs morceaux de Arms of Ra.
I was alone, they were two
My better half was gone
Now I wanted you
Each time he look somewhere else
I made sure to be there
At first you smiled, then you realised
Once there was another
and why she left for something better
That's how I look, I can't help it
Now he wants to fight
He says I shouldn't have touched her
I turned my head around and asked him to hit me but to make no sound
I don't want to to hear anything
I just wanted to feel like a king
Now he says I'm not worth it and throws me in the garbage
Not worth your time, not worth a dime
Not good enough to hit, not good enough to kick
Not good enough for what, then ?
I was alone, they were two
My better half was gone
Now I wanted you
Each time he look somewhere else
I made sure to be there
At first you smiled, then you realised
Once there was another
and why she left for something better
That's how I look, I can't help it
Now he wants to fight
He says I shouldn't have touched her
I turned my head around and asked him to hit me but to make no sound
I don't want to to hear anything
I just wanted to feel like a king
Now he says I'm not worth it and throws me in the garbage
Not worth your time, not worth a dime
Not good enough to hit, not good enough to kick
Not good enough for what, then ?
Saturday, August 15, 2009
Dans l'avion
J'ai écris ce texte en voyageant dans l'avion qui m'amenait au Brutal Assault en République Tchèque (voir live report complet de ce festival sur My daily routine et le webzine eklektik-rock.com). Je n'ai pratiquement rien modifié de ce texte par rapport à la version que j'ai écris sur mon carnet une fois dans l'avion. J'ai voulu rendre de manière brute mes sensations dans l'avion. Ce voyage était mon deuxième en avion. Le premier avait eu lieu il y a neuf ans.
Le paysage se découpe dans une cartographie géométrique de couleurs formant une palette de champs, de forêts et d'habitation. Tous délimités harmonieusement à perte de vue avec une grâce uniforme dont rêvaient déjà les premiers cartographes ayant cherchés à donner un sens à l'organisation du monde.
D'en haut tout parait n'être qu'harmonie et simplicité. A mes yeux, tout est simplifié. Du processus nous ayant permit d'atteindre cette altitude jusqu'aux distances que nous traversons en une respiration. L'homme a de quoi se vanter quand il toise d'un regard fatigué ce que ses ancêtre n'avaient jamais osés apercevoir.
Je me sens grisé par la somme d'information qui se déroule tout à l'intérieur de moi. La légéreté de mon corps confronté à la gravité de ce que je vis m'émerveille sans que personne ne semble m'accompagner dans ce sentiment. A mes cotés, mes compagnons de voyage se sont assoupis et ne jette que de distrait regards à travers le hublot. Excité par cette volupté et cette grâce environnante qui m'arrive par cette petite ouverture vers un territoire aux contours indistincts, je ne peux me retirer de cette plongée vertigineuse que pour coucher sur la page ce que je ressent pour ne perdre aucune goutte de ce qui transpire de mes sens.
Tout me semble exceptionnel et formidable. L'inconnu est au bout de la prochaine seconde.
Impressionné par le sol, je le suis d'autant plus par les nués suspendus entre mon regard et cette terre ferme sur laquelle je marchais encore il y a une heure.
Par dessus les nuages, un nouveau territoire apparait. Un océan virginale qu'il me plairait de toucher.
Je pense a celle qui habite mes fantasmes et j'aimerais qu'elle soit là pour m'accompagner dans cette volupté intellectuelle.
Cependant, je retire déjà tant de cette expérience intérieur que je m'en voudrais de ne pas en profiter d'abord seul pour pouvoir ensuite mieux communiquer tout ce que je ressens à l'instant.
L'heure viendra ensuite de communiquer et de transmettre. Mais, seulement quand tout cela aura pris du sens.
Des formes indistinctes apparaissent alors comme des icebergs dissout a moitié. Il s'agit en fait, encore que de nuages éparpillés. La perspective les rend si proche du sol que tout se confond sur un même un décors à peine surélevé. Encore une fois, personne ne semble être interpelés par cette illusion bouleversante produit d'un miracle technologique qui dépassent les limites de notre perception primaire.
Notre monde est bien trop complexe pour que nous saisissions toute sa grandeur par la seule puissance nos sens. Notre cerveau nous transmet un décors quasi uniforme pour nous sécuriser de la folie qui nous vivons quotidiennement.
En un battement de cœur, nous traversons une étendue que nous ne pourrions franchir avec nos pieds qu'en une matinée de marche.
Le sol est tellement lointain que les formes géométriques d'il y a une demi-heure sont remplacés par un décors bicolore d'arbre veiné de champs.
Le voilà le grand organisme planétaire et nous en sommes si loin.
Le vol s'achévera maintenant dans moins de 25 minutes et déjà nous avons traversés plus de pays que je n'en ai jamais visités.
De nouveaux les icebergs vaporeux apparaissent au loin. Tant de formes que mes yeux me renvoient de façon shématique comme des éléments d'un décors familié. Seul l'analyse permet de donner du sens et d'appréhender la grandeur de cette expérience que notre organisme et nos références culturels nous renvoient comme une série de stimulus ordinaires.
Le paysage se découpe dans une cartographie géométrique de couleurs formant une palette de champs, de forêts et d'habitation. Tous délimités harmonieusement à perte de vue avec une grâce uniforme dont rêvaient déjà les premiers cartographes ayant cherchés à donner un sens à l'organisation du monde.
D'en haut tout parait n'être qu'harmonie et simplicité. A mes yeux, tout est simplifié. Du processus nous ayant permit d'atteindre cette altitude jusqu'aux distances que nous traversons en une respiration. L'homme a de quoi se vanter quand il toise d'un regard fatigué ce que ses ancêtre n'avaient jamais osés apercevoir.
Je me sens grisé par la somme d'information qui se déroule tout à l'intérieur de moi. La légéreté de mon corps confronté à la gravité de ce que je vis m'émerveille sans que personne ne semble m'accompagner dans ce sentiment. A mes cotés, mes compagnons de voyage se sont assoupis et ne jette que de distrait regards à travers le hublot. Excité par cette volupté et cette grâce environnante qui m'arrive par cette petite ouverture vers un territoire aux contours indistincts, je ne peux me retirer de cette plongée vertigineuse que pour coucher sur la page ce que je ressent pour ne perdre aucune goutte de ce qui transpire de mes sens.
Tout me semble exceptionnel et formidable. L'inconnu est au bout de la prochaine seconde.
Impressionné par le sol, je le suis d'autant plus par les nués suspendus entre mon regard et cette terre ferme sur laquelle je marchais encore il y a une heure.
Par dessus les nuages, un nouveau territoire apparait. Un océan virginale qu'il me plairait de toucher.
Je pense a celle qui habite mes fantasmes et j'aimerais qu'elle soit là pour m'accompagner dans cette volupté intellectuelle.
Cependant, je retire déjà tant de cette expérience intérieur que je m'en voudrais de ne pas en profiter d'abord seul pour pouvoir ensuite mieux communiquer tout ce que je ressens à l'instant.
L'heure viendra ensuite de communiquer et de transmettre. Mais, seulement quand tout cela aura pris du sens.
Des formes indistinctes apparaissent alors comme des icebergs dissout a moitié. Il s'agit en fait, encore que de nuages éparpillés. La perspective les rend si proche du sol que tout se confond sur un même un décors à peine surélevé. Encore une fois, personne ne semble être interpelés par cette illusion bouleversante produit d'un miracle technologique qui dépassent les limites de notre perception primaire.
Notre monde est bien trop complexe pour que nous saisissions toute sa grandeur par la seule puissance nos sens. Notre cerveau nous transmet un décors quasi uniforme pour nous sécuriser de la folie qui nous vivons quotidiennement.
En un battement de cœur, nous traversons une étendue que nous ne pourrions franchir avec nos pieds qu'en une matinée de marche.
Le sol est tellement lointain que les formes géométriques d'il y a une demi-heure sont remplacés par un décors bicolore d'arbre veiné de champs.
Le voilà le grand organisme planétaire et nous en sommes si loin.
Le vol s'achévera maintenant dans moins de 25 minutes et déjà nous avons traversés plus de pays que je n'en ai jamais visités.
De nouveaux les icebergs vaporeux apparaissent au loin. Tant de formes que mes yeux me renvoient de façon shématique comme des éléments d'un décors familié. Seul l'analyse permet de donner du sens et d'appréhender la grandeur de cette expérience que notre organisme et nos références culturels nous renvoient comme une série de stimulus ordinaires.
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